Jean-Marie COUSSET – Œuvres récentes - Novembre 2005
Un artisan élégant,
Jean-Marie Cousset, dessine avec précision des aspects de la nature pimentés de petites touches insolites, qui ajoutent profondeur
et humour à sa vision. C’est un raffinement délicat qui montre un mélange de nostalgie et de rêve.
Son genre de surréalisme fait basculer la réalité dans le fantastique. La simple scène
d’une ferme et d’un champ se métamorphose en une espèce de tableau d’affichage par l’addition du châssis
rouillé d’une auto-jouet, ainsi que la miniature d’un taureau-jouet épinglé sur le champ par un ruban rouge.
L’utilisation illusoire de ruban rouge et de punaises pour fixer des objets à leur
place devient un thème récurent dans ses œuvres, y compris la tout à fait charmante « Capucine » qui représente
un chat sur un coussin. Le chat a une deuxième tête dessinée à un angle qui donne, momentanément, l’illusion de deux
chats.
Il y a une souris mécanique attachée au tissu de la chaise par un ruban rouge et deux
punaises. Totalement dédié au trompe-l’œil, « Doors » de Cousset est la peinture d’un tableau enrubanné
avec des cartes postales de portes glissées derrière les rubans, ainsi qu’une grande clé suspendue à un clou.
Dans plusieurs œuvres Cousset introduit des têtes d’oiseaux au long bec sur des corps humains qui rappellent
les fantaisies humoristiques d’Edward Gorey. « Devant ma maison » une telle créature est assise sur le faîte
d’un toit de tuiles, en train de contempler les champs alentour.
Le fantastique joue un grand rôle dans les œuvres de Cousset, particulièrement dans
plusieurs grands tableaux de châteaux et églises médiévales. « La Cathédrale d’Angoulême » se dresse d’une
région sombre et amorphe, comme la dent luisante d’un dragon. Une autre section est ajoutée en haut de la toile et représente
un ange avec un arrosoir essayant d’éteindre un feu brillant dans la partie supérieure de la structure en dessous.
« Hôtel St Simon » à Angoulême » est une image fantastique d’un
hôtel fabuleux, perché sur un promontoire avec deux créatures à tête d’oiseau,
vêtues style Renaissance, et portant le corps d’un troisième personnage. En même temps, effrayants et inoffensifs, ce
sont des contes de fées illustrées qui inspirent l’imagination et font courir dans l’esprit de petits frissons.
James R. Nelson est
critique des Arts Plastiques pour « Le Birmingham News ».